Ressources en eau : des actions concrètes pour répondre à un défi d’envergure
Aujourd’hui, ARCHE Agglo fait face, comme bien d’autres territoires, à une crise de la ressource en
eau. Trois problématiques majeures en ressortent :
Ces trois problématiques mettent aussi en périls différents enjeux :
ARCHE Agglo porte un programme de renaturation sur la Veaune afin de répondre à cette crise. Un axe majeur de nos initiatives repose sur le reméandrage du cours d’eau, c’est-à-dire la restitution de l’ancien profil du lit de la rivière pour restaurer ses fonctions hydrologiques. Dans ce cadre, un tronçon de 500 mètres de la Veaune a été restauré entre Chavannes et Chanos-Curson en juin 2026.
Remembrement : quand la France a remodelé ses cours d’eau pour l’agriculture
Si la première cause de la crise de l’eau à laquelle nous pensons est le changement climatique, une autre, moins connue, a fortement impacté nos cours d’eau depuis le siècle dernier : le remembrement.
Dans les années d’après-guerre, la France a voulu intensifier l’agriculture sur tout le territoire. Les modes d’exploitation ont changé, avec des parcelles plus grandes et qui facilitent une mécanisation croissante de l’agriculture.
Mais pour en arriver là, il a fallu changer le cours des rivières, qui naturellement sont sinueuses et souvent bordées de zones humides. Le tracé de la Veaune, comme celui de nombreux cours d’eau, a alors été rectifié, redressé, recalibré pour lui donner une géométrie rectiligne et étroite, répondant aux exigences des enjeux agricoles fixés à l’époque.
La Veaune est devenue un cas typique des cours d’eau modifiés : elle est très enfoncée (on parle d’incision), le lit est droit et ne peut ni divaguer, ni éroder les berges. Lors des crues, l’eau ne peut s’échapper par les berges et creuse alors le lit, détruisant l’habitat de la faune et de la flore. Ainsi enfoncée, elle draine les nappes et assèche les zones humides aux alentours, réduisant la ressource en eau disponible.
Les actions mises en place sur la Veaunes
Sur une période d’un mois, des travaux ont été réalisés sur un tronçon de rivière de 500 mètres, sur un terrain de la commune de Chanos- Curson appartenant à ARCHE Agglo.
L’objectif étant de répondre aux trois difficultés majeures citées précédemment : le manque d’eau, la dégradation de sa qualité et
l’effondrement de la biodiversité.
Redonner son parcours originel à la rivière
Des recherches ont été menées par nos équipes, à partir de documents d’archives ainsi que par l’étude du terrain pour retrouver le tracé de l’ancien lit.
Les travaux ont permis de redonner à ce tronçon du cours d’eau son tracé naturel, avant le remembrement : une rivière peu profonde, large, sinueuse et en contact avec les zones humides. Le parcours ainsi transformé va permettre de faire remonter la nappe et de restaurer les zones humides adjacentes, permettant ainsi d’augmenter les ressources en eau disponibles.
Recréer des environnements de vie pour la faune et la flore
Du gravier, des galets ainsi que du bois mort ont été déposés dans le fond du lit afin de recréer un habitat pour différentes
espèces aquatiques (insectes, poissons).
Les bois morts sont aussi une source de protection contre les prédateurs tels que le cormoran où le harle bièvre, des espèces non endémiques, que le changement climatique a fait se déplacer vers nos cours d’eau.
Ces ajouts permettent aussi de garantir une certaine fraîcheur de l’eau même en été. Cette action est importante, car l’eau, lorsqu’elle est trop chaude perd sa concentration en oxygène menant à une asphyxie des poissons.
Ainsi, les bois morts offrent des zones d’ombres, tandis que le gravier stocke l’eau dans les périodes où le niveau de la rivière est élevé pour pouvoir ensuite le restituer lors des périodes d’étiage. L’eau ainsi restituée est fraîche, filtrée et permettra de maintenir le débit du cours d’eau.
Rendre à l’eau sa capacité d’auto-épuration
Comme évoqué précédemment, la qualité de l’eau est en baisse. Pourtant, à son état naturel, une rivière est capable de s’auto-épurer.
Cela passe en partie, par le sol des berges. Qu’ils soient de gravier, de sable ou de terre, ils filtrent l’eau pour ensuite la restituer débarrasser de ses impuretés.
A cela s’ajoute la flore, et notamment les arbres. En 1996, ARCHE Agglo en a planté quelques milliers dans cette zone, alors en friche. Aujourd’hui devenu grands, ils sont d’excellent épurateurs naturels.
Une expertise en interne
Pour mener à bien ce projet, ARCHE Agglo peut compter sur une équipe en interne qualifiée, composée de 7 agents.
Ces compétences en interne apportent deux qualités majeures aux projets :